Pierre Moscovici réagit sur RTL par lefigaro
Dans cette vidéo, Pierre Moscovici, député du Doubs, répond aux mensonges et aux approximations de Sarkozy.
Il rappelle que celui qui est au pouvoir depuis plus de 10 ans (5 ans en tant que ministre et 5 ans de président) est directement responsable de 500 milliards d'euros de déficit, un quart de la dette française.
Une partie de ce déficit est due à nos importations de produit venant des pays émergeant, mais aussi de pays de la zone euros (notamment l’Allemagne), nous payons la libéralisation forcenée de notre économie et le manque de notre soutien à notre industrie.
Il y a aussi tout les cadeaux fiscaux fais aux plus riches et les nombreuses niches fiscales créent par le gouvernement actuel.
Nous sommes loin d'un pouvoir vertueux pouvant donner des leçons aux autres (voir ci-dessous un article du Nouvel Observateur).
Le Nouvel Observateur décerne trois Pinocchios au président de la République pour son intervention sur TF1 jeudi 27 octobre.
La France, le pays de l'impôt
"Les Français doivent savoir que nous sommes le pays d'Europe qui a les impôts les plus élevés d'Europe ! Les plus élevés d'Europe !"Selon les chiffres de l'OCDE, les prélèvements obligatoires représentaient 41,9% du produit intérieur brut (PIB) français en 2009, dernier chiffre disponible, contre plus de 48% au Danemark, 46,4% en Suède, etc.
Le dernier pays de l'ISF ?
"Nous sommes le dernier pays d'Europe à avoir un impôt sur la fortune ! Le dernier ! Les socialistes allemands comme les socialistes espagnols l'avaient supprimés? Nous l'avons gardé."
Premièrement, l'Impôt de solidarité sur la fortune (ISF) a été supprimé en Allemagne en 1997, époque à laquelle les socialistes allemands n'étaient pas au pouvoir.Les Espagnols ont bien supprimé l'ISF il y a trois ans, mais ils l'ont rétabli pour 2011 et 2012, pour faire face à la crise.
La réforme fiscale, une opération neutre ?
L'impôt sur la fortune a été réformé au printemps 2011 par la majorité. Une réforme "intégralement payée par ceux qui sont éligibles à l'ISF, intégralement payée", a martelé Nicolas Sarkozy. Et d'ajouter : "D'un côté, on l'a allégé de 1,7 milliard. De l'autre, on a alourdi de 2 milliards."
Dans la réforme, la diminution des recettes de l'ISF doit en effet s'accompagner de la suppression du bouclier fiscal et d'un retour en arrière sur les successions qui seront davantage taxées. Mais compte tenu du décalage de calendrier dans la collecte des impôts, quand l'ISF sera allégé, le bouclier fiscal ne sera pas encore supprimé. Un beau cadeau qui fera mal aux finances publiques en 2012.
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