La vérité des mots : ce que Ségolène Royal a dit
envoyé par segolene-royal. - Regardez les dernières vidéos d'actu.
Depuis ce mercredi la droite UMP se déchaîne contre Ségolène Royal en hésitant pas à déformer la vérité. Depuis un certain nombres de médias reprennent ces attaques, quitte a couper la phrase de Ségolène Royal pour lui faire dire l'inverse de ces véritables propos. Pourtant c'est très explicitement que Ségolène Royal a répondu à Laurence Ferrari qui l'interrogeait à propos des jeunes
Laurence Ferrari : "Vous les appelez à descendre dans la rue, dès demain, dès jeudi, dès samedi?"
Ségolène Royal : "C'est à eux d'en décider. Non. J'ai dit que s'ils devaient redescendre dans la rue, il fallait qu'ils le fassent très calmement. Le pouvoir, sinon, va exploiter le moindre incident pour décrédibiliser ce mouvement."
Ne nous laissons pas abuser, la vidéo de l'émission de TF1 est sur le net, il suffit de l'écouter pour vérifier, qui a raison.
Cela dit, la polémique soulève une autre question, les jeunes lycéens ont il le droit de manifester, Nicolas Sarkozy a répondu à cette question en donnant l'exemple de Guy Môquet, il avait 16 ans !
Nicolas Sarkozy, élu président de la République, avait voulu en faire un héros pour les jeunes en imposant la lecture de la lettre de Guy Môquet dans tous les lycées.Alors que la droite sarkozyste lance une polémique contre Ségolène Royal pour ses propos sur TF1, il semble bien qu’ils ont oublié ce qu’ils avaient voulu honorer hier : l’engagement politique des jeunes pour la liberté et la justice …
Le 13 octobre 1940, élève au lycée Carnot à Paris, communiste, Guy Môquet a été arrêté pour son engagement politique contre le régime de Vichy, il avait 16 ans.
Soutenant le combat des jeunes contre la réforme des retraites qui va encore accroître demain le chômage et la précarité, la socialiste avait reconnu leur engagement refusant de croire à la propagande gouvernementale d‘une manipulation de la jeunesse.
Ce soutien aux jeunes de la candidate de la gauche en 2007 a provoqué une levée de boucliers à droite. Défendre aujourd’hui le combat politique des jeunes devient « irresponsable ». Mais n’est-ce pas plutôt l’irresponsabilité d’un pouvoir autoritaire dont il est question ?
L’histoire joue finalement un drôle de tour au pouvoir en place. Une belle leçon d’histoire … qui aime l’esprit critique … et qui se joue de ceux qui voudraient s’en servir pour leur propre gloire.
L’histoire de France est trop rebelle monsieur le président !
Texte de Philippe Allard
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