Les propositions du PS pour nos retraites
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Mardi 7 septembre 2010, nous serons dans la rue pour manifester contre la réforme injuste du gouvernement sur les retraites.
Mais nous manifesterons aussi en disant qu'une réforme juste est possible, une réforme qui n'oubliera personnes, cette réforme est expliquée dans la vidéo ci-dessus et présentée sur le site du Parti Socialiste.
Le PS propose une réforme juste, efficace et durable, à travers 4 grandes priorités :
> Garantir le niveau de vie des retraités, menacé par les réformes de 1993 et 2003, qui n'ont rien réglé.
> Faire une réforme juste, en mettant à contribution tous les revenus, y compris ceux du capital; en prenant en compte la pénibilité; en maintenant l'âge légal de départ à 60 ans.
> Faire une réforme durable, avec un financement qui pérennise notre système par répartition,
> Des garanties collectives pour davantage de choix individuels, dans un cadre universel, solidaire et protecteur qui prenne en compte les parcours personnels.
Pour illustré, un exemple du coté surréaliste de cette réforme gouvernementale qu'il nous faut combattre, nous vous invitons à voir le texte de notre camarade Michèle Delaunay ci-dessous et sur son blog, comment travailler jusqu'à 62 ans et plus, quand ont sait que les entreprises n'embauchent pas de salarié de plus de 50 ans.
Rappel: Michèle Delaunay est députée de la deuxième circonscription de Gironde, en 2007 elle a remporté cette circonscription face à Alain Juppé.
Le club des vieux durables par Michèle Delaunay
Lors du Séminaire de l'"Assemblée des femmes" qui se tenait à La Rochelle autour d'Yvette Roudy, nous avons débattu (entre autres) de diversité générationnelle. Chacun(e) a reconnu les dégâts du "jeunisme", l'importance du vocabulaire dans les échanges entre générations, et aussi la difficulté radicale à employer le mot "vieux" ou "vieillir".
Pour les hommes, c'est simple, c'est un mot qu'ils ne connaissent pas. Dans mon groupe de travail "politique de l'âge" à l'Assemblée, ni garçon, ni barbon, aucun, strictement aucun élément du sexe masculin. Sans doute celui-ci tel Faust a-t-il passé un pacte avec le diable pour se prémunir de verser dans cette inévitable condition. Je ne suis pas tout à fait sûre que les électeurs, et surtout les votants qui sont majoritairement âgés, leur en sachent gré. Quoi qu'il en soit, prenons-en notre parti, on ne les refera pas d'un coup et on trouvera toujours comme adjoint au Maire ou Secrétaire d'Etat en charge des personnes âgées, des femmes.
Je m'égare un peu. Revenons au mot. Il est vrai, qu'au contraire de l'anglais, la langue française n'a pas de verbe sans connotation négative pour exprimer le vieillissement. Il faut recourir à la périphrase "avancer en âge" pour trouver le correspondant de "to age", le plus souvent utilisé au participe présent "ageing".
L'unanimité s'est faite pour dire qu'il fallait bousculer le vocabulaire et soit trouver un remplaçant à "vieux" qui ne soit pas l'horripilant "seniors" ou le patelin "ainés" , soit relooker le mot "vieux", le regonfler à l'humour et si possible le rendre sexy.
Il y a quelques jours, un article du Monde, me confirmait dans l'idée que j'appartenais à ce groupe des vieilles et des vieux. Bien que papy boom aidant, les employeurs commencent péniblement à un peu moins considérer leurs salariés de plus de 50 ans, comme des "has-been" trop payés, une étude issue du Ministère du travail n'est toujours pas très rassurante. Le verdict est là : on est un "senior" à partir de 55 ans, et un senior âgé à partir de 58 et demi, c'est à dire bien avant l'âge légal de départ à la retraite.
Les conséquences ne se font pas attendre : moindre accès à la formation à partir de 55 ans, chances d'embauche au ras des paquerettes à partir de 50.
Moralité (immorale au demeurant) : vieille, je suis et vieilles nous étions nombreuses à l'être à l'Assemblée des femmes. Nous avons décidé qu'il ne fallait pas attendre nos homologues masculins pour en être fières et le proclamer, il fallait s'en charger nous mêmes.
Car si nous sommes vieilles, nous avons la ferme intention de le rester longtemps, et pendant tout ce temps, d'agir, d'embêter ceux qui le méritent, de secouer ceux qui en ont bien besoin et de réveiller ceux qui ronflotent dans leur coin.
Tant et si bien que j'ai proposé sur ces bases à mes congénères de plus de 55 ans de créer un club : "les vieilles durables".
Les adhésions sont ouvertes, sous réserve de parrainage. Et tant qu'on y est, si quelques animaux extra-lucides du sexe masculin veulent nous rejoindre, nous les prendrons.
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