Le président de la république fait de nouveau l'actualité, en revenant sur une vieille idée de la droite.
Cette vieille lune de la droite consiste à suspendre systématiquement les allocations familiales en cas "d'absentéisme scolaire injustifié", cette mesure punitive et injuste a été annoncée à Bobigny, à l'occasion de l'installation du nouveau préfet de choc du département de la Seine Saint Denis.
La réalité c'est que les écoles manquent d'encadrement humain, les postes de surveillants, d'assistantes sociales, d'infirmières et de médecins scolaires, sont devenus trop rares, voir même inexistant dans les établissements, mais la droite préfère sanctionner les familles au risque d'enfoncer les plus fragiles d'entre elles.Le journal "Alternative économique", démonte cette idée, ce ne sont pas forcément dans les quartiers populaires que l'on trouve les parents démissionnaires, cette fausse solution évite de ce poser les vrais problèmes.
Article Web du 22 avril 2010 sur le site: http://www.alternatives-economiques.fr/Le président de la République vient de promettre, mardi 20 avril, de faire appliquer la suspension des allocations familiales pour les parents d'élèves absentéistes. Une étude montre que, contrairement aux idées reçues, les parents des milieux défavorisés ne sont pas spécialement "démissionnaires"…
Les parents des milieux défavorisés démissionnent-ils de l'éducation de leurs enfants ? Un Dossier d'étude de la Caisse nationale des allocations familiales réalisé par Mathieu Ichou [1] tord le cou à ce lieu commun.
Quand on examine qui participe aux réunions ou aux rencontres avec les enseignants, les écarts entre milieux sociaux sont très faibles. Ainsi, 78 % des parents des zones d'éducation prioritaire (Zep) participent aux réunions parents-enseignants, 79,3 % aident aux devoirs, contre respectivement 83 % et 80,8 % hors des Zep. Les aspirations des familles populaires ne sont pas moins fortes, et pour les familles d'origine étrangère, elles sont même plus élevées que la moyenne.
Mathieu Ichou montre que rapprocher davantage les familles de l'école n'est pas une solution miracle : cela n'aurait pas nécessairement un impact significatif sur les résultats scolaires. Pour lui, le discours sur la démission parentale « permet de dégager les professionnels de l'éducation de leurs responsabilités dans les dysfonctionnements de l'école, en particulier dans les quartiers populaires ».
- (1) « Rapprocher les familles populaires de l'école, analyse sociologique d'un lieu commun », Dossier d'étude n° 125, février 2010. Disponible sur www.caf.fr
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