
Pour cette année, nous pouvons souhaiter plus de solidarité envers ceux qui souffrent, nous pouvons espérer une Europe plus sociale, un monde plus fraternel et plus écologique.
En 2009, pour réussir en Europe, il nous faudra envoyer au parlement européen un maximum de socialiste, mais pour ce faire il faudrait que ce qui a été possible en Val de Marne soit également possible au niveau national, c'est à dire, un Parti Socialiste plus unis qui ne laisse pas la moitié de ces membres en dehors de son exécutif.
Enfin, il nous faut une gauche qui cesse de s'émietter et qui ne lorgne pas vers l'extrême gauche.
Voici un article pris sur le blog du journal "Le monde", concernant les vœux de certaines personnalités du Parti Socialiste.
Article de Jean-Michel NORMAND, le 03 janvier 2009
Le style peut varier mais, sur le fond, c’est la conscience de la gravité du moment qui domine. Et le souci de resserrer les rangs. Pourvu que ça dure.
Martine Aubry : bref best-of. Le 31 décembre, devançant de quelques heures le président de la République, la première secrétaire a présenté ses vœux dans un bref message diffusé sur le site du PS. Pas surprise.
Il s’agissait d’un best-of de ses déclarations d’avant et d’après congrès articulé autour de la nécessité pour les socialistes de proposer « un autre modèle de société qui soit moins dur, plus solidaire et surtout qui soit plus juste ». Et de faire acte de présence auprès des Français dans la perspective des élections européennes.
Claude Bartolone: carré et classique. Claude Bartolone diffuse pour sa part un message vidéo parfaitement « carré » sur Daily motion. Lui aussi s’attend à une « année extrèmement difficile » et souhaite que « gauche se mette à résister et à réfléchir ».
Rappelant qu’il « existe une nouvelle donne avec l’élection de Martine Aubry », il se dit persuadé que le PS sera en mesure de « proposer une alternative réaliste » et souhaite l’avènement « d’une société de fraternité ». Ce denier terme n’était pas scandé, faut-il le préciser.

Ségolène Royal : fra-ter-ni-té et so-bri-é-té. Ségolène Royal, qui a participé mercredi soir à un réveillon organisé pour des personnes en difficulté ou isolées à Boulogne-Billancourt, se contente, sobrement, d’un court message écrit posté sur le site de Désirs d’Avenir. « Je souhaite que cette année vous soit douce et légère », assure-t-elle. « L’année 2008 a vu en France des êtres humains mourir de froid tandis que des milliards d’euros étaient destinés à renflouer les banques.
Cela ne peut plus durer » souligne Mme Royal qui souhaite « en 2009, un monde plus juste et plus fraternel ».
Manuel Valls: mitigé. Sur son blog, Manuel Valls se pose la question: “2009, bonne année pour la gauche ?”. Sa réponse est mitigée. “Au-delà des perspectives électorales qui se limiteront cette année aux européennes, j’espère que mon parti sera en capacité de réellement avancer dans la construction d’un projet crédible et ambitieux pour la France“. “
Quelle que soit l’année, je continuerai d’oeuvrer en ce sens” conclut-il.
« Mosco »: bluesy - Les prédictions de Pierre Moscovici pour cette année ne sont pas roses. « Nous sommes entrés dans une récession qui sera dure, et qui peut durer. Celle-ci s’accompagnera d’un cortège de difficultés, frappant certains secteurs économiques, touchant la plupart des acteurs, pouvant provoquer des révoltes sociales – je crains notamment les effets du désespoir des jeunes, notamment dans les quartiers populaires, confrontés à la remontée du chômage » assure-t-il sur son blog. « Il faudra, poursuit-il, serrer les dents et, pour les décideurs publics, agir avec volonté et imagination ». Le PS lui inspire des considérations contrastées.
Il se félicite de voir la nouvelle direction – qu’il a soutenu – « adopter une attitude combative » mais constate dans le même temps que le PS n’a « retrouvé ni son unité, ni sa crédibilité ».
Pour le député du Doubs, l’heure est à prendre de bonnes résolutions ; « nous devrons nous remettre au travail, de manière méthodique, modeste, en nous ouvrant sur les autres, dans le rassemblement ». « Est-ce possible ? Ce n’est pas, reconnaissons-le, évident ! » ajoute-t-il aussitôt. « Mosco » semble avoir le blues.

Benoit Hamon: mea culpa - Enfin, Benoit Hamon poursuit son apprentissage de porte-parole du PS, fonction valorisante mais parsemée d’embûches.
Le 1er janvier, au micro de RTL, il a fait amende honorable, affirmant regretter d’avoir, dans un entretien au mensuel Bretons paru quelques jours plus tôt, accusé les partisans de Ségolène Royal d’avoir le “poison de la division dans le sang”. “Je le regrette, parce que si ça a blessé - je pense que ça a blessé des militants socialistes sincères - c’était une faute de ma part” a-t-il assuré.
Il n’est pas allé jusqu’à suggérer à ses camarades de s’aimer les uns les autres mais c’était un peu le sens du message, non ?

